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Posts Tagged ‘livre électronique’

Numeriklivres: une nouvelle aventure éditoriale numérique débute!

Dans le sillage de Robert ne veut pas lire, SmartNovel ou encore Leezam, la création littéraire numérique pourra désormais compter sur un nouvel acteur: Numerik:)ivres!

Un des visuels des 4 collections que Numerik:)ivres va lancer au printemps prochain

Un tantinet provocateur mais définitivement positif, c’est avec le slogan « Souriez, vous lisez en numérique » qu’elle affiche fièrement dans sa bande-annonce promotionnelle, que la maison d’édition Numerik:)ivres se prépare à lancer 4 collections au printemps prochain:

  • Histoires à lire debout
  • Nouvelles à lire debout
  • Petites vites, nouvelles érotiques et impudiques
  • Carnets à blog

Les titres – des titres inédits – seront diffusés sur iPhone et iPad, le Kindle d’Amazon et aux formats ePub sur diverses plateforme de téléchargement (librairie.immateriel.fr, Numilog) pour une compatibilité avec les autres lecteurs de livres électroniques qui sont ou seront disponibles sur le marché.

Numerik:)ivres est en quête de manuscrits et sollicite les auteurs en devenir sur son site Internet.

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Ces chroniqueurs qui « démonisent » systématiquement le livre électronique

14 février 2010 1 commentaire

Ce post fait écho à l’excellent article de Serge-André Guay, le président de la Fondation Littéraire Fleur de Lys au Québec, qui dénonce d’une certaine façon ces chroniqueurs de la presse traditionnelle qui ne peuvent parler de la numérisation du livre sans se sentir obligé de faire de la démagogie. Ces « chroniques » aux titre souvent évocateurs – « qui a peur du numérique » ou encore « le livre papier versus le livre numérique » – sont-elles vraiment constructives et alimentent-elles le débat dans le bon sens.

Serge André-Guay, président de la Fondation littéraire Fleur de Lys

Serge-André Guay, dans son post paru le 4 février, ne reproche pas à ces chroniqueurs papier de s’inquiéter de l’avenir de la lecture au sein de la population mais souligne le fait qu’il n’est peut-être pas nécessaire de « situer cette inquiétude pour la lecture dans le contexte du livre papier opposé au livre électronique ».

Systématiquement, sans doute pour rallier à eux le plus grand nombre de lecteurs, ces chroniqueurs préfèrent tomber dans un débat « sensationnaliste » et se raccrochent à des croyances, n’ont de cesse que de montrer du doigt le boulimique Google dans sa course à la numérisation, parlent de cet attachement extraordinaire au toucher du papier, à l’odeur du livre, au confort de lecture qu’est censé procurer le livre papier. La plupart du temps, ces « chroniqueurs » n’ont jamais tenu entre leurs mains un lecteur de livres électroniques. S’ils l’avaient fait, ils réviseraient sans doute leur opinion.

D’autre part, je reprocherais à ces « chroniqueurs » de ne jamais mentionner dans leur analyse le fait que les générations qui arrivent, et en particulier la génération Y, est une génération de la culture de l’écran – et je ne parle pas du bientôt dépassé écran de télévision avec des contenus qui ne visent que la génération des baby-boomers, le web télé sera la prochaine véritable révolution télévisuelle au grand dam des chaînes généralistes – autrement dit, une génération qui n’a pas du tout le même attachement que nous au papier. Que ces chroniqueurs le veuillent ou non, la numérisation du livre est belle et bien en marche. Quand l’un de ses chroniqueurs affirme – sans doute à court d’argument –  que le seul avantage du livre électronique est de lire dans le noir, je trouve ça vraiment réducteur et presque une insulte pour celles et ceux qui aiment la littérature et lire sur des lecteurs de livres électroniques.

Il me semble que ces « chroniqueurs » à la plume influente mais peu objective devraient plutôt concentrer toute leur énergie à promouvoir le goût de la lecture en règle générale dans un contexte où les gens lisent de moins en moins plutôt que de tenter de diviser et de prétendre, d’une certaine façon, qu’il n’y a qu’une seule façon d’aimer la lecture et le livre, soit uniquement sur un support papier.

Je vous recommande vivement la lecture du post de Serge-André Guay ICI

Rappel: si vous aimez la lecture, découvrez LesTraceursdeTout.com, le premier blog de critiques littéraires de livres numériques au contenu inédit

Didactibook, une nouvelle librairie virtuelle

26 novembre 2009 3 commentaires

Une nouvelle plateforme sur Internet exclusivement dédié au téléchargement de livres numériques vient de voir le jour. Didactibook propose une sélection de livrels pratiques censés apporter des réponses sur 70 thématiques du quotidien.


Il n’y a pas que Google, ni les grands mastodontes de l’édition qui se lancent dans la création de plateforme de téléchargements de livres 100% numériques. Et ce genre d’initiative, dans les mois à venir, risque de se développer à la vitesse grand V. Didactibook a décidé de jouer la carte du livre numérique pratique. Pas de romans, pas de nouvelles, ni d’essais ou de poésie, le catalogue de Didactibook qui va s’étoffer au fil des mois est découpé en 70 thématiques (entreprise, métiers et
formations, vie pratique, loisirs créatifs, santé et bien-être, développement personnel, couple, etc.) pour faciliter le quotidien.

Les livrels sont consultables sur iPhone, sur un lecteur dédié ou encore sur votre écran d’ordinateur.

L’important dans le livre, c’est l’histoire !

47% des sondés pensent que ce qui donne de la valeur à un livre, c’est l’histoire qu’il contient contre seulement 13% qui pensent que c’est le fait qu’il soit imprimé sur du papier.

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Dessin par Aldus

En réaction aux propos d’une libraire qui affirmait que « les amoureux du livre n’irait pas vers la version numérique », je réagissais vivement la semaine dernière dans un de mes posts sur ce type de discours négatifs qui consistent systématiquement à opposer le livre papier au livre électronique.

Je vous posais alors tout simplement la question, dans le cadre d’un sondage « maison », « qu’est-ce qui donne de la valeur à un livre ». Je publie, ci-dessous une nouvelle fois ce sondage. Vos réponses ont quelque chose de rassurant et ne font que confirmer ce que je tente de démontrer depuis quelques temps sur ce blog, à savoir, que le plus important à mon avis, est que les professionnels de l’édition incluant les auteurs doivent garder en tête qu’ils ont tout intérêt à ce que le papier et le numérique cohabitent intelligemment. Je reste également convaincu que les amoureux du livre ne sont pas forcément attachés au support, comme certains ayattolahs du papier voudraient nous le faire croire, mais bien à la lecture. Et nous avons tous intérêt à ce que ce goût de lecture perdure le plus longtemps possible.

Les résultats de ce sondage maison sont éloquents:  47% des sondés ont répondu que ce qui donne de la valeur à un livre, c’est l’histoire; 33 % l’écriture et seulement 13% considèrent que le fait qu’il soit imprimé sur du papier lui donne de la valeur. A noter que, selon 7% de nos sondés, ce n’est pas l’auteur qui donne de la valeur à un livre et encore moins la maison d’édition.

Je persiste et signe en affirmant, à mon tour, n’en déplaise à notre amie libraire dont la vocation est je crois de donner le goût de lire à ses clients avant toute chose et de respecter leur façon de lire mais je peux me tromper, que l’on est d’abord et avant tout un amoureux de la lecture. Et que, par conséquent, les amoureux de la lecture continueront de lire, quelque que soit les supports de lecture qui seront à leur disposition. Concentrons plutôt le débat sur ceux qui n’ont jamais eu ou qui ont perdu ce goût de la lecture bien avant que la révolution du numérique ne fasse son entrée dans le merveilleux petit monde parfois nombriliste de l’édition. Creusons-nous la tête pour trouver de nouvelles façons d’écrire des histoires pour les intéresser, enfin, à la lecture. Et si le numérique doit y contribuer parce qu’il propose des alternatives intéressante, alors pourquoi pas ?

Faut-il résister à la numérisation du livre?

26 octobre 2009 8 commentaires

Depuis quelques mois, le livre numérique fait couler beaucoup d’encre électronique. Je lis quotidiennement sur le sujet et je partage avec vous mes lectures et mes réflexions. Je traque la moindre information sur mes blogs et sites préférés susceptibles de nous éclairer un peu plus sur les enjeux de l’édition numérique et surtout son application au quotidien.

ebookCe matin je tombe sur un énième article publié sur le site en ligne du quotidien régional Var Matin avec le sempiternel même titre déjà lu et relu ailleurs  « Pour ou contre le livre électronique ». Ce genre de titre me fait bondir parce qu’une fois de plus, c’est à mes yeux un titre réducteur, un titre que n’élève pas le débat. Mais ce n’est pas tant le titre qui m’a fait réagir. C’est la réaction d’une libraire varoise qui affirme : « les amoureux du livre n’iront pas vers la version numérique, il faut résister, être vigilants ».

« Être vigilants », « résister »… y aurait-il un front de libération du livre papier en cours de création quelque part? Une milice du livre papier ? Je réponds à cette Madame, professionnelle dont la vocation est de faire en sorte que la lecture soit toujours au goût du jour que les amoureux du livre resteront des amoureux du livre qu’ils soient en papier ou numérique. Parce que les amoureux du livre ne sont pas amoureux de l’odeur de l’encre et du fameux toucher sensuel du papier – c’est une croyance et le seul argument ringard mis en avant à chaque fois – mais ils sont d’abord et avant tout amoureux de la lecture, amoureux d’une histoire, d’un style, et pourquoi pas d’un auteur. Croyez-vous que parce que demain, le livre sera numérique – inutile de résister, c’est ça qui va arriver – il n’y aura plus d’amoureux du livre ? Le plus inquiétant, c’est que plus personne ne soit amoureux de la lecture.

J’ai un grand respect pour le métier de libraire et je comprends leurs inquiétudes. Mais j’ai encore un plus grand respect pour ces libraires qui n’oublient pas que leur mission est de faire en sorte de perpétuer le goût de la lecture et surtout pour ceux qui cherchent des solutions originales pour faire cohabiter le papier et le numérique.

LIRE L’ARTICLE DE VAR-MATIN

Et vous, qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce qui donne de la valeur à un livre ?

Le Roman Arnaud publié sur iPhone

22 octobre 2009 1 commentaire

C’est officiel, le Roman d’Arnaud sortira sous forme d’épisodes à la mi-novembre chez  l’éditeur numérique Leezam. Ils seront téléchargeables depuis l’AppStore pour une lecture sur iPhone mais également disponibles au format ePub sur d’autres plateformes de téléchargement. Pour le lancement de la version numérique du Roman d’Arnaud, un prologue sera téléchargeable gratuitement.

28080625-avatar_largeForte de son expérience avec le lancement de sa première série littéraire en juin dernier de La Toile, Leezam a été séduite non seulement par l’histoire du Roman d’Arnaud mais également par le concept de lecture qui entoure l’histoire de ce roman. Le Roman d’Arnaud est une aventure de lecture numérique qui est née sur les réseaux sociaux, notamment sur YouTube, Twitter ou encore Facebook.

C’est en effet sur Facebook, sur une page dédiée, que le 31 octobre prochain, jour d’Halloween, l’histoire du Roman d’Arnaud va s’écrire sous les yeux des Internautes par trois auteurs qui vont se relayer durant 40 jours et 40 nuits. Depuis déjà quelques semaines, les auteurs alimentent l’imaginaire des 173 premiers fans en publiant des informations sur ce héros 2.0. L’une des particularités de cette expérience de lecture est que les fans peuvent inter-agir dans l’histoire en plaçant des commentaires et participer à des discussions sur le thème de la peur, des films et séries cultes, etc…

Miroir_1Les auteurs du Roman d’Arnaud entretiennent volontairement le mystère autour de l’intrigue de ce roman 2.0, intrigue qui sera dévoilée à partir du 31 octobre et qui s’étalera sur 40 jours et 40 nuits. Les épisodes (une quinzaine) qui seront disponibles dans l’AppStore à compter de la mi-novembre, seront une adaptation de l’histoire qui sera dévoilée sur Facebook. Ils contiendront des informations complémentaires si bien que le plaisir de lecture qui prendra sa source sur Facebook sera amplifié avec la version numérique. Pour le lancement de la version iPhone, un prologue inédit sera téléchargeable. Par la suite, les épisodes seront vendus au prix de 0,79 euros.

Récemment, Helia.fr a consacré un reportage sur Leezam, la première maison d’édition à se spécialiser  dans la publication de contenus numériques inédits en format court

La lecture numérique ne rend pas frigide

15 octobre 2009 4 commentaires

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’expérience du Roman d’Arnaud ne laisse personne indifférent et suscite des réactions – c’est quand même l’objectif sous-jacent de cette expérience de lecture – bonnes ou mauvaises.

Les blogs à connotation littéraire relaient progressivement l’information depuis la publication de la première vidéo du Roman d’Arnaud invitant le joyeux petit monde adepte des réseaux sociaux à venir partager une expérience de lecture 2.0. C’est ce que nous voulions. Dedalus et son blog vaguement littéraire comme il le titre lui-même fait partie de ce petit monde. Dedalus n’est pas seulement bloggueur. Il écrit et publie lui-même des romans chez lulu.com, roman que l’on peut télécharger au format numérique. Toutes ces petites précisions, en guise de préambule, ont leur importance, en espérant que vous les gardiez bien en tête lorsque vous lirez son post.

D’ailleurs, n’attendez plus. Allez le lire et revenez me voir pour la conclusion.

Vous revoilà ? Qu’en pensez-vous ? Encore une fois, je ne cherche pas, au travers de ce blog et l’expérience du Roman 2.0, à démontrer à tout prix qu’il est grand temps, pour rester à la page, d’abandonner définitivement le livre papier au profit du livre numérique. Notre objectif est d’abord et avant tout de capter l’attention des lecteurs là où nous avons le plus de chance de le trouver en ce moment : devant un écran ordinateur et ça, ce n’est pas Arnaud qui l’a inventé même s’il a beaucoup d’imagination. Ensuite, il s’agit de démontrer que l’on peut utiliser les réseaux sociaux autrement que pour écrire  « Jean-Jacques a mangé des pépitos à 15h ». On est content pour Jean-Jacques mais on s’en fout un peu non ? C’est aussi l’occasion de donner la possibilité aux Internautes de participer activement à la construction d’un roman et d’interagir avec les auteurs. N’est-ce pas là tout l’intérêt d’être présent sur des réseaux sociaux: partager et échanger. Et pourquoi ne pas le faire autour d’un élément fédérateur comme une histoire plutôt qu’un paquet de Pépitos ? Une dernière chose, enfin, la plupart des critiques sur le livre numérique émanent de blogs tout aussi pertinents les uns que les autres, des blogs à tendance littéraire, des blogs que l’on peut lire uniquement sur un écran si je ne m’abuse, et qui devraient se concentrer sur une cause : susciter le goût de la lecture car le véritable enjeu, il est là. Numérique ou papier, si les lecteurs ne sont pas au rendez-vous, le livre n’aura plus sa raison d’être. C’est ce qui m’inquiète le plus à vrai dire et il est temps d’essayer des nouvelles façons d’écrire des histoires en les adaptant aux nouveaux supports de lecture et aux futures nouvelles habitudes de lire.

Une chose est sûre, bien qu’aucune étude scientifique sérieuse n’a été publiée sur le sujet, la lecture numérique ne rend pas frigide. C’est déjà ça.

POUR NE PAS DEVENIR FRIGIDE, DEVENEZ FAN DU ROMAN D’ARNAUD