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L’éditeur numérique « Robert ne veut pas lire » ne publie plus sous forme d’épisodes

« Robert ne veut pas lire », une jeune maison d’édition québécoise qui publie uniquement en numérique, a décidé d’abandonner la formule « feuilleton ». L’éditeur donne sur son blog les raisons de ce revirement de situation.

A l’instar de la maison d’édition Leezam qui a publié sous forme d’épisodes le roman La Toile ou encore le Roman d’Arnaud ou de Smartnovel qui a fait des romans numériques à feuilleton sa spécialité, Robert NVPL a créé son modèle économique sur la diffusion des manuscrits qu’il publie sous forme d’épisodes à lire sur iPhone et sur les lecteurs de livres électroniques comme le Kindle d’Amazon ou encore le Sony Reader.

Robert NVPL a cependant annoncé sur son blog tout récemment qu’il abandonnait cette formule. L’éditeur explique, en toute humilité, que « des auteurs s’essoufflent, d’autres se découragent, le mode feuilleton est difficile à garder pour nos pionniers« .  Et d’ajouter : « qu’à cela ne tienne, virage à 180 degrés, nous demandons désormais à nos créateurs, des livres terminés, gros, petits, qu’importe! Une seule règle, ils doivent être complets« .

Quand on parle souvent d’édition numérique, on évoque les nouvelles formes d’écriture qu’elle pourrait engendrer. Celle qui consiste à publier sous forme de feuilleton ou d’épisode revient souvent.  Smartnovel semble s’en sortir avec cette formule. Des initiatives comme Le chemin qui venait vers vous cartonnent en ce moment sur iPhone. Pour autant, à la vitesse à laquelle, l’AppStore se remplit d’applications de lecture et de ebooks et dans une culture où le zapping est devenu un sport de haut niveau, la publication de roman sous forme de feuilleton oblige les éditeurs à déployer des trésors d’ingéniosité pour communiquer autour de leurs publications. C’est peut-être là que le bât blesse et qui provoque un certain essoufflement, aussi bien pour les auteurs que pour les lecteurs.

Comme l’écrit si bien avec sagesse Robert NVPL en guise d’introduction de son post :  « réfléchir sur l’avenir de l’objet-livre ressemble plus à une promenade en roller-coaster à Atlantic City qu’à une méditation sereine dirigée par un maître zen« .

MISE à jour: à lire également en complément le post publié sur le blog Aldus sur le thème l’avenir des feuilletons

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