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Posts Tagged ‘droit d’auteur’

Prix du livre numérique: le coup de gueule

16 septembre 2009 1 commentaire

Au moment où je décide de publier un sondage sur le juste prix d’un livre numérique, voilà-t-il pas que je tombe sur cet article paru sur le blog de ePaper France relayé par Actualitte.com et qui tombe juste à point. Je ne peux qu’abonder dans le sens de l’auteur et soutenir ardemment son coup de gueule sur le prix des livres électroniques. Il y a quelque chose qui cloche, du non-sens et tout ça manque vraiment de logique.

Pour vous mettre en appétit voici un extrait de l’article:

Crédit: actualitte.com

Crédit: actualitte.com

TVA mise à part, on peut penser que les coûts de fabrication sont moindres : pas d’imprimeur à payer (papier, encre, travail de l’imprimeur), pas commission du diffuseur, du distributeur. La logistique, non nulle, est aussi bien réduite : l’aspect dématérialisé évite le transport des camions et le temps passé à livrer, puis stocker/ranger pour les libraires. Pas de pertes non plus sur le nombres d’exemplaires à éditer. Une partie de la presse pourrait également recevoir une version électronique, plutôt qu’un exemplaire papier qui nécessite coût du livre et expédition postale.

Par ailleurs, avec l’achat d’un livre papier, on devient “propriétaire” de son exemplaire. On peut le prêter, le revendre (pour pouvoir lire à nouveau à moindre frais par exemple), ce qui n’est pas le cas de l’ebook. Cet argument ne justifierait-il pas à lui seul, un prix inférieur à la version papier ?

LIRE L’ARTICLE AU COMPLET

Suite à vos nombreuses réactions sur twitter, je publie pour mémoire, la répartition des coûts d’un livre papier sous forme d’un graphisme simple (source: syndicat national du livre). Vous constaterez que la grosse part du gâteau va à la distribution. Pas besoin d’être un grand gestionnaire pour calculer le coût dans la distribution sur une plateforme numérique: pas de transport, pas de gestion de stock, pas de gestion d’invendus, etc…faîtes le calcul vous-mêmes.

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Premières assises internationales du livre électronique

10 septembre 2009 3 commentaires

Image 2À l’heure où certains États américains prennent la décision de délaisser les manuels scolaires au profit des livres et du papier électroniques, l’Université du Québec à Montréal accueillera, les 30 septembre et 1er octobre, le premier salon professionnel au Canada à explorer la question de cette transition dans le secteur de l’édition comme dans celui de la presse, de l’affichage ou du cellulaire/portable et des médias, en compagnie de spécialistes universitaires et de professionnels. L’événement, qui aura lieu au foyer de la salle Marie-Gérin-Lajoie du pavillon Judith-Jasmin (J-M400), 405, rue Sainte-Catherine Est, est organisé par la société EPC@partners, dont le fondateur, Éric Le Ray, est chercheur associé au Laboratoire de communautique appliquée de l’UQAM.

Ce salon professionnel sera présenté sous forme de kiosques, de tables rondes et de conférences individuelles. Les organisations ou sociétés qui souhaitent devenir partenaires de l’événement peuvent le faire. Un grand nombre de partenaires sont déjà inscrits au salon où ils présenteront leurs produits ou leurs services et rencontreront les visiteurs. La révolution de la numérisation, des supports interactifs, du papier et du livre électronique sera mise à la portée des participants.

Voici quelques-uns des partenaires déjà impliqués : la Chaire en droit de la sécurité et des affaires électroniques de l’Université de Montréal, la Chaire UNESCO-BELL en communication et développement international à l’UQAM, la Corporation des bibliothécaires du Québec, De Marque, l’ANEL, Druide, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, la Fondation Paul Gérin-Lajoie, Les Presses de l’Université du Québec, les PUM et les PUL, Lien multimédia, Rue Frontenac (CSN), Telbec, Transmédia-Transcontinental, Xerox.

Archambault montrera son nouveau site internet JeLis.ca qui apparaît déjà, au moment de son lancement, comme le principal site Internet francophone d’Amérique du Nord avec ses 20 000 titres en ligne, et 50 000 prévus pour la fin de l’année. Sony présentera ses nouveaux lecteurs PRS 300 et PRS 600, Bookeen fera connaître son lecteur Opus alors que Nemoptic parlera de son prochain lecteur Sylen à cristaux liquides.

Prix remis pendant le salon
À l’occasion du salon, pour encourager l’innovation, seront remis, suite à un sondage parmi les visiteurs, trois prix de l’innovation :

  • un prix du meilleur lecteur électronique intelligent;
  • un prix du meilleur logiciel;
  • un prix de la société qui offre la meilleure solution numérique intelligente pour l’industrie de la presse, de l’édition et des médias.

POUR CONSULTER LE PROGRAMME

Dans le bac à sable de l’édition numérique, deux géants se jettent du sable dans les yeux

Google et Amazon, le choc de deux Titans ! L’enjeu : les droits d’auteur. Les deux géants se jettent du sable dans les yeux, dans le bac à sable de l’édition numérique et chacun tente d’imposer sa suprématie. Et les auteurs dans tout ça, devront-ils se contenter de regarder le combat ou pourront-ils l’arbitrer ?

LIRE L’ARTICLE SUR ACTUALITTE.COM

Le numérique va créer de nouvelles façons de lire et d’écrire

18 août 2009 1 commentaire

Auteur de La Toile, un roman uniquement publié pour une lecture sur iPhone en plusieurs épisodes comme une série télé par Leezam, Florian Lafani partage avec nous son expérience et nous livre sa vision sur l’édition numérique et son utilisation au quotidien. Pour lui, cela ne fait aucun doute que le support numérique va créer de nouvelles façons de lire et d’écrire.

Florian Lafani. Crédit photo: Roman Dherbometz

Florian Lafani. Crédit photo: Roman Dherbometz

Pouvez-vous nous présenter en quelques lignes votre parcours d’auteur et les œuvres majeures que vous avez publiées jusqu’à présent ?

Un soir, une nuit, j’avais environ 8 ans et, dans un accès de folie, j’ai tapé une histoire sur une de ces vieilles machines à écrire qui font du bruit à chaque impact du doigt sur la touche: le monde à l’envers.

Depuis, l’écriture ne m’a jamais vraiment quitté et s’est rappelé à moi de manière intense quand je suis entré dans le milieu de l’édition après des études de lettres classiques. Au milieu d’auteurs divers côtoyés chez Albin Michel, XO Editions et Oh! Editions, j’ai repris le fil de certaines histoires et en ai tissé de nouveaux.

La Toile est ma première publication. J’avais uniquement publié auparavant un texte dans une revue qui s’intitulait Le Corps du Texte.

J’aimerais que l’on parle de votre première expérience en tant qu’auteur qui a été directement publié en en livre numérique. D’abord, quelle est l’œuvre que vous avez publiée directement en numérique et pour quelle maison d’édition ?

J’ai écrit une série composée d’un prologue et de neuf épisodes qui images-9s’intitule La Toile. Empruntant tout autant aux romans-feuilletons qu’aux séries TV, j’ai essayé de proposer aux lecteurs une ambiance suffisamment intrigante pour leur donner envie de lire l’épisode suivant. Cette série a été publiée par une jeune maison d’édition numérique qui s’est lancée au mois de juin 2009 : Leezam.

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Les éditeurs devraient prendre davantage de risques

10 août 2009 2 commentaires

Cathie

Après avoir essuyé plusieurs refus auprès d’éditeurs « traditionnels », Cathie Fidler, auteur de Un rêve de table rouge, a eu plus de chance auprès d’un éditeur de livres numériques. Elle nous raconte dans le cadre de notre série « J’ai publié en numérique » son expérience et nous livre quelques unes de ses réflexions sur l’édition électronique et son application au quotidien.

Pouvez-vous nous présenter en quelques lignes votre parcours d’auteur et les œuvres majeures que vous avez publiées jusqu’à présent ?

J’ai commencé à écrire tardivement, en tout cas en français, car mes premiers essais se sont faits en anglais. Je n’ai donc pas de « parcours » d’auteur, j’ai commencé à près de soixante ans avec un récit à deux voix que j’ai naïvement envoyé à de nombreux éditeurs ‘traditionnels’, pour recevoir la lettre de refus tout aussi traditionnelle à chaque fois. Naturellement cela ne m’a pas fait très plaisir, mais j’ai continué à écrire…

J’aimerais que l’on parle de votre première expérience en tant qu’auteur qui a été directement publié au format numérique . D’abord, quelle est l’œuvre que vous avez publiée et pour quelle maison d’édition

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Le droit d’auteur est-il un frein à l’innovation (numérique) ?

J’ai sélectionné pour vous une entrevue qui ne se cantonne pas uniquement à l’univers de l’édition numérique mais de l’innovation technologique et de la problématique des droits d’auteur. La loi Hadopi en France fait couler beaucoup d’encre virtuelle et relance le débat sur le téléchargement illégal et la protection des droits d’auteur. Personnellement, je suis contre le téléchargement illégal, le piratage d’oeuvres musicales et littéraires sous quelque forme que ce soit mais je refuse qu’une loi vienne d’une certaine manière surveiller mes faits et gestes sur Internet.

Alors le droit d’auteur, peut-il être un frein à l’innovation ? La question a été clairement posée à Fabrice Rochelandet, maître de conférence en économie à l’Université de Paris 1. Il fait la distinction entre le droit des auteurs et considére qu’il ne sera jamais un frein au progrès et le droit patrimonial, celui que défendent ardemment les grosses majors qui ont peur de perdre leur suprématie financière, qui lui risque de poser des problèmes.  C’est un peu technique tout ça mais cela vaut la peine d’être écouté.

Entretien réalisé par Ghislaine Azémard suite à la conférence de Fabrice Rochelandet, dans le cadre Rencontres Médias du master Création et Édition numériques  de l’Université Paris 8