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La lecture numérique ne rend pas frigide

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’expérience du Roman d’Arnaud ne laisse personne indifférent et suscite des réactions – c’est quand même l’objectif sous-jacent de cette expérience de lecture – bonnes ou mauvaises.

Les blogs à connotation littéraire relaient progressivement l’information depuis la publication de la première vidéo du Roman d’Arnaud invitant le joyeux petit monde adepte des réseaux sociaux à venir partager une expérience de lecture 2.0. C’est ce que nous voulions. Dedalus et son blog vaguement littéraire comme il le titre lui-même fait partie de ce petit monde. Dedalus n’est pas seulement bloggueur. Il écrit et publie lui-même des romans chez lulu.com, roman que l’on peut télécharger au format numérique. Toutes ces petites précisions, en guise de préambule, ont leur importance, en espérant que vous les gardiez bien en tête lorsque vous lirez son post.

D’ailleurs, n’attendez plus. Allez le lire et revenez me voir pour la conclusion.

Vous revoilà ? Qu’en pensez-vous ? Encore une fois, je ne cherche pas, au travers de ce blog et l’expérience du Roman 2.0, à démontrer à tout prix qu’il est grand temps, pour rester à la page, d’abandonner définitivement le livre papier au profit du livre numérique. Notre objectif est d’abord et avant tout de capter l’attention des lecteurs là où nous avons le plus de chance de le trouver en ce moment : devant un écran ordinateur et ça, ce n’est pas Arnaud qui l’a inventé même s’il a beaucoup d’imagination. Ensuite, il s’agit de démontrer que l’on peut utiliser les réseaux sociaux autrement que pour écrire  « Jean-Jacques a mangé des pépitos à 15h ». On est content pour Jean-Jacques mais on s’en fout un peu non ? C’est aussi l’occasion de donner la possibilité aux Internautes de participer activement à la construction d’un roman et d’interagir avec les auteurs. N’est-ce pas là tout l’intérêt d’être présent sur des réseaux sociaux: partager et échanger. Et pourquoi ne pas le faire autour d’un élément fédérateur comme une histoire plutôt qu’un paquet de Pépitos ? Une dernière chose, enfin, la plupart des critiques sur le livre numérique émanent de blogs tout aussi pertinents les uns que les autres, des blogs à tendance littéraire, des blogs que l’on peut lire uniquement sur un écran si je ne m’abuse, et qui devraient se concentrer sur une cause : susciter le goût de la lecture car le véritable enjeu, il est là. Numérique ou papier, si les lecteurs ne sont pas au rendez-vous, le livre n’aura plus sa raison d’être. C’est ce qui m’inquiète le plus à vrai dire et il est temps d’essayer des nouvelles façons d’écrire des histoires en les adaptant aux nouveaux supports de lecture et aux futures nouvelles habitudes de lire.

Une chose est sûre, bien qu’aucune étude scientifique sérieuse n’a été publiée sur le sujet, la lecture numérique ne rend pas frigide. C’est déjà ça.

POUR NE PAS DEVENIR FRIGIDE, DEVENEZ FAN DU ROMAN D’ARNAUD

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  1. 15 octobre 2009 à 4:00

    Je suis en phase aussi bien avec mon billet (tout de même ;-)) et celui-ci. Et ce n’est même pas paradoxal. En particulier , j’aurais pu et sans doute dû faire mienne la conclusion de celui-ci :

    « se concentrer sur une cause : susciter le goût de la lecture car le véritable enjeu, il est là. Numérique ou papier, si les lecteurs ne sont pas au rendez-vous, le livre n’aura plus sa raison d’être. »

    C’est que je n’ai pas fait une critique du livre numérique, je me suis contenté de dire mon sentiment de lecteur, férocement attaché au papier. Je ne prétends pas que ce sentiment doive être unanimement partagé. Ce n’est que le mien et, en cela comme en tout chose, que la possibilité d’un choix existe ne peut évidemment qu’être un bien.

    Je ne prétends pas même que je ne puisse en venir à changer de sentiment. C’est dire si je suis un gars ouvert 🙂

    Soit, le titre de mon billet était un brin violent, mais ce n’était que pour l’accroche. Mais ce n’était qu’un titre, en somme.

    • numerikbook
      15 octobre 2009 à 4:27

      Je vous rassure, votre billet était des plus pertinents et surtout il nous a permis de soulever, ensemble, un problème majeur qui est de savoir comment entretenir et susciter le goût de la lecture, quelque soit le support. Votre titre n’était pas insolent, il était accrocheur.

  2. 25 novembre 2009 à 3:07

    il me faut être honnête. depuis ce billet, j’ai eu entre les mains un ebook et j’ai été bluffé.

    ça n’a en réalité rien à voir avec un écran d’ordinateur. l’écran est mat, comme sans luminosité, un rendu très « feuille de papier » que je n’imaginais pas possible. et donc un vrai confort de lecture.

    je dois bien avouer que si je devais réécrire ce billet aujourd’hui, je ne l’écrirais sans doute pas tout à fait dans le même esprit… avec un préjugé un poil plus éclairé 🙂

    • numerikbook
      25 novembre 2009 à 3:10

      C’est souvent ce qui arrive quand on fait l’expérience…au moins cette fois, vous pouvez faire vraiment la différence…entre le tout papier ou le tout numérique, l’important reste à mes yeux la plaisir de la lecture 😉

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