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Numeriklivres: une nouvelle aventure éditoriale numérique débute!

Dans le sillage de Robert ne veut pas lire, SmartNovel ou encore Leezam, la création littéraire numérique pourra désormais compter sur un nouvel acteur: Numerik:)ivres!

Un des visuels des 4 collections que Numerik:)ivres va lancer au printemps prochain

Un tantinet provocateur mais définitivement positif, c’est avec le slogan « Souriez, vous lisez en numérique » qu’elle affiche fièrement dans sa bande-annonce promotionnelle, que la maison d’édition Numerik:)ivres se prépare à lancer 4 collections au printemps prochain:

  • Histoires à lire debout
  • Nouvelles à lire debout
  • Petites vites, nouvelles érotiques et impudiques
  • Carnets à blog

Les titres – des titres inédits – seront diffusés sur iPhone et iPad, le Kindle d’Amazon et aux formats ePub sur diverses plateforme de téléchargement (librairie.immateriel.fr, Numilog) pour une compatibilité avec les autres lecteurs de livres électroniques qui sont ou seront disponibles sur le marché.

Numerik:)ivres est en quête de manuscrits et sollicite les auteurs en devenir sur son site Internet.

L’éditeur numérique « Robert ne veut pas lire » ne publie plus sous forme d’épisodes

« Robert ne veut pas lire », une jeune maison d’édition québécoise qui publie uniquement en numérique, a décidé d’abandonner la formule « feuilleton ». L’éditeur donne sur son blog les raisons de ce revirement de situation.

A l’instar de la maison d’édition Leezam qui a publié sous forme d’épisodes le roman La Toile ou encore le Roman d’Arnaud ou de Smartnovel qui a fait des romans numériques à feuilleton sa spécialité, Robert NVPL a créé son modèle économique sur la diffusion des manuscrits qu’il publie sous forme d’épisodes à lire sur iPhone et sur les lecteurs de livres électroniques comme le Kindle d’Amazon ou encore le Sony Reader.

Robert NVPL a cependant annoncé sur son blog tout récemment qu’il abandonnait cette formule. L’éditeur explique, en toute humilité, que « des auteurs s’essoufflent, d’autres se découragent, le mode feuilleton est difficile à garder pour nos pionniers« .  Et d’ajouter : « qu’à cela ne tienne, virage à 180 degrés, nous demandons désormais à nos créateurs, des livres terminés, gros, petits, qu’importe! Une seule règle, ils doivent être complets« .

Quand on parle souvent d’édition numérique, on évoque les nouvelles formes d’écriture qu’elle pourrait engendrer. Celle qui consiste à publier sous forme de feuilleton ou d’épisode revient souvent.  Smartnovel semble s’en sortir avec cette formule. Des initiatives comme Le chemin qui venait vers vous cartonnent en ce moment sur iPhone. Pour autant, à la vitesse à laquelle, l’AppStore se remplit d’applications de lecture et de ebooks et dans une culture où le zapping est devenu un sport de haut niveau, la publication de roman sous forme de feuilleton oblige les éditeurs à déployer des trésors d’ingéniosité pour communiquer autour de leurs publications. C’est peut-être là que le bât blesse et qui provoque un certain essoufflement, aussi bien pour les auteurs que pour les lecteurs.

Comme l’écrit si bien avec sagesse Robert NVPL en guise d’introduction de son post :  « réfléchir sur l’avenir de l’objet-livre ressemble plus à une promenade en roller-coaster à Atlantic City qu’à une méditation sereine dirigée par un maître zen« .

MISE à jour: à lire également en complément le post publié sur le blog Aldus sur le thème l’avenir des feuilletons

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Le miroir aux alouettes de l’auto-édition (numérique?)

14 février 2010 19 commentaires

L’auto-édition est à la littérature ce que Kodak a été à la photographie: à trop vouloir démocratiser un art, à trop vouloir le populariser, à trop vouloir le rendre accessible au plus grand nombre, on finit par le désacraliser, on finit par lui enlever toute son essence, toute sa raison d’être.

Depuis toujours l’auto-édition est un concept qui me hérisse le poil sur les bras. Et ça empire avec l’avènement de la numérisation du livre.  Je suis un fervent défenseur de la numérisation du livre. Pas un militant, pas un évangéliste. Non, parce que ce qui me motive avant tout, c’est d’encourager la lecture, quelque soit le support de lecture, papier ou électronique et surtout c’est d’encourager les générations futures à lire, tout en étant bien conscient que ces générations là n’auront pas du tout le même rapport avec le papier que nous connaissons. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’elles ne liront pas, bien au contraire.

Revenons à l’auto-édition. Les sites Internet pour publier un livre soi-même, généralement moyennant un prix substantiel, pullulent ces derniers temps. C’est un des avantages de la numérisation; on peut facilement télécharger son manuscrit et le mettre en vente sur une plate-forme. Et là, ça y est, je suis auto-proclamé auteur! Génial. Un mois, deux mois, trois mois passent et je me rends compte que je n’ai vendu qu’une petite dizaine d’exemplaires, avec un peu de chance. Bienvenu, dans le monde merveilleux de l’auto-édition; un beau miroir aux alouettes, ni plus ni moins.

Citez-moi un auteur célèbre contemporain qui a connu un vrai succès d’édition grâce à l’auto-édition? Citez-en moi juste un seul?

Comme me l’expliquait un ami éditeur tout récemment, « ce n’est pas parce que je fais du jogging tous les matins que je suis assuré de gagner le marathon« . Ce n’est pas parce que j’aime le vin qu’il faut absolument que j’achète un vignoble demain, ce n’est parce que je suis un passionné de cinéma que demain, je serai réalisateur, ce n’est pas parce que je suis un amateur de bonne bouffe que demain j’ouvrirai un restaurant gastronomique.

Ce n’est pas parce que j’écris que je serai forcément demain un auteur ou un écrivain. Bien des auteurs, qui se sont auto-proclamés eux-mêmes auteurs, ne comprennent pas pourquoi les maisons d’édition refusent leur manuscrit. Frustrés et surtout convaincus que leur manuscrit est le meilleur au monde – et c’est peut-être le cas – ils se tournent vers l’auto-édition ou de la pseudo auto-édition.  Mais ce n’est pas parce qu’un manuscrit est auto-édité qu’il est forcément diffusé puis lu. Parce que finalement qui décide, en bout de ligne, qu’on est auteur ou qu’on ne l’est pas: c’est le lecteur, celui qui achète ou pas votre livre. Et qui est le plus structuré, le plus organisé, qui possède le savoir-faire pour donner toutes les chances à un manuscrit qu’il soit numérique ou papier de trouver son lectorat? L’éditeur et sa maison d’édition, quelque soit la taille de celle-ci.

L’auto-édition est un miroir aux alouettes, le polaroid de la littérature, le Prozac de l’auteur déprimé de ne pas être publié. Tout le travail éditorial que fait une maison d’édition est précieux et indispensable, sans oublier tout le marketing de mise en marché et la promotion qu’elle va déployer pour donner une chance à un auteur d’être connu.

Pour conclure, je reprendrais les propos de Eric Simard, responsable de la promotion aux Editions Septentrion, parus sur son  blog: « de nos jours, beaucoup de gens écrivent et rêvent d’être publiés. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi (il y a pire motivation dans la vie), mais très peu y arriveront. Je ne crois pas ce que ce soit dramatique. Combien ont rêvé d’être astronautes et combien y sont parvenus? »

Rappel: si vous aimez la lecture numérique, découvrez LesTraceursdeTout.com, le premier blog de critiques littéraires de livres numériques au contenu inédit

Ces chroniqueurs qui « démonisent » systématiquement le livre électronique

14 février 2010 1 commentaire

Ce post fait écho à l’excellent article de Serge-André Guay, le président de la Fondation Littéraire Fleur de Lys au Québec, qui dénonce d’une certaine façon ces chroniqueurs de la presse traditionnelle qui ne peuvent parler de la numérisation du livre sans se sentir obligé de faire de la démagogie. Ces « chroniques » aux titre souvent évocateurs – « qui a peur du numérique » ou encore « le livre papier versus le livre numérique » – sont-elles vraiment constructives et alimentent-elles le débat dans le bon sens.

Serge André-Guay, président de la Fondation littéraire Fleur de Lys

Serge-André Guay, dans son post paru le 4 février, ne reproche pas à ces chroniqueurs papier de s’inquiéter de l’avenir de la lecture au sein de la population mais souligne le fait qu’il n’est peut-être pas nécessaire de « situer cette inquiétude pour la lecture dans le contexte du livre papier opposé au livre électronique ».

Systématiquement, sans doute pour rallier à eux le plus grand nombre de lecteurs, ces chroniqueurs préfèrent tomber dans un débat « sensationnaliste » et se raccrochent à des croyances, n’ont de cesse que de montrer du doigt le boulimique Google dans sa course à la numérisation, parlent de cet attachement extraordinaire au toucher du papier, à l’odeur du livre, au confort de lecture qu’est censé procurer le livre papier. La plupart du temps, ces « chroniqueurs » n’ont jamais tenu entre leurs mains un lecteur de livres électroniques. S’ils l’avaient fait, ils réviseraient sans doute leur opinion.

D’autre part, je reprocherais à ces « chroniqueurs » de ne jamais mentionner dans leur analyse le fait que les générations qui arrivent, et en particulier la génération Y, est une génération de la culture de l’écran – et je ne parle pas du bientôt dépassé écran de télévision avec des contenus qui ne visent que la génération des baby-boomers, le web télé sera la prochaine véritable révolution télévisuelle au grand dam des chaînes généralistes – autrement dit, une génération qui n’a pas du tout le même attachement que nous au papier. Que ces chroniqueurs le veuillent ou non, la numérisation du livre est belle et bien en marche. Quand l’un de ses chroniqueurs affirme – sans doute à court d’argument –  que le seul avantage du livre électronique est de lire dans le noir, je trouve ça vraiment réducteur et presque une insulte pour celles et ceux qui aiment la littérature et lire sur des lecteurs de livres électroniques.

Il me semble que ces « chroniqueurs » à la plume influente mais peu objective devraient plutôt concentrer toute leur énergie à promouvoir le goût de la lecture en règle générale dans un contexte où les gens lisent de moins en moins plutôt que de tenter de diviser et de prétendre, d’une certaine façon, qu’il n’y a qu’une seule façon d’aimer la lecture et le livre, soit uniquement sur un support papier.

Je vous recommande vivement la lecture du post de Serge-André Guay ICI

Rappel: si vous aimez la lecture, découvrez LesTraceursdeTout.com, le premier blog de critiques littéraires de livres numériques au contenu inédit

Christophe Sanchez: « l’écriture peut aussi faire partie des réseaux sociaux »

29 décembre 2009 4 commentaires

Dans le cadre de notre série d’entrevues sur le thème“J’ai publié en numérique”, le blogueur Christophe Sanchez nous parle de son expérience d’écriture numérique 2.0,  suite à la publication par l’éditeur Leezam du Roman d’Arnaud dont il est l’un des 3 co-auteurs.

Pourquoi le projet d’écrire pour des supports numériques vous a-t-il intéressé ?

Je n’écris que sur les supports numériques depuis 4 ans. Blogs, jeux d’écritures, forum de magazine etc.

Dans quelle mesure pensez-vous que ces supports vont modifier la manière de lire et d’écrire ?

Il s’impose de fait. La génération Y, celle qui est née avec l’Internet, lit peu ou du moins n’est pas enclin à lire sur des livres traditionnels. L’addition des moyens chronophages de distractions, télé, consoles de jeu puis tchats, blogs et réseaux sociaux ne laissent plus suffisamment de temps libre pour appréhender la lecture comme nos parents, nos professeurs nous l’ont induits. Le livre en général et l’ensemble de ses intervenants doivent aller chercher le lecteur là où il se trouve : sur le Net.  Quant à l’écriture, elle doit être percutante avec des phrases courtes et des textes de moins de 50 lignes. « La nouvelle » ou les formats par épisodes sont en celà les formats les  mieux adaptés. Rien n’empêche d’étoffer l’écriture numérique par la suite dans un ouvrage plus littéraire en parution papier.

Pourquoi avoir eu envie de vous lancer dans l’expérience d’un roman 2.0 comme le roman d’Arnaud?

J’écris beaucoup sur les blogs. Un billet tous les deux jours. Je suis donc habitué à l’écriture 2.0. Le challenge qui m’a été proposé m’a séduit, d’une part par son côté défi, montrer que l’écriture peut aussi faire partie des réseaux sociaux, que ceux-ci ne sont pas uniquement voués à raconter des petits instants de vie  dénués d’intérêt mais qu’ils peuvent amener les personnes à découvrir ou redécouvrir la lecture sous un autre aspect, plus dynamique, plus intéractif.  D’autre part par l’expérience nouvelle pour moi consistant à écrire un vrai roman de bout en bout dans des conditions quasiment de temps réel. Depuis l’avènement de twitter  le web 2.0 se tourne vers le temps réel. Avoir de l’info, de la distraction en instantané fait désormais partie intégrante de l’internet. Dans un monde qui va vite, on peut aussi écrire des textes de qualité en temps réel.

Quelles sont les particularités inhérentes à ce projet en termes d’écriture, de complémentarité  entre les auteurs, etc. ?

La principale difficulté résidait dans la collaboration étroite avec mes deux camarades. Un en Thaïlande, un au Québec et moi en France. Le décalage horaire couvrant 12 heures. + 6 pour l’un, – 6 pour l’autre. Nous avons immédiatement sous l’impulsion de Jean François pu se caler de façon harmonieuse. Les trois premiers statuts arrivaient dans mon mail dans l’après midi, je rédigeais les trois suivant dans la soirée et Jean François terminait les trois siens la nuit. Les 9 statuts étaient prêts pour publication le lendemain à 18h30.

Quelle place tient l’écriture dans votre vie ?

Une place considérable depuis que j’ai découvert les blogs en 2006. J’ai tenu plusieurs blogs tournant principalement autour de mon quotidien et de ma vie. Une écriture simple avec des textes ne dépassant jamais les 30 lignes mais une écriture régulière pour d’une part satisfaire mes lecteurs qui ont été rapidement de plus en plus nombreux et aussi parce que très vite, d’une envie, mon écriture est devenu un besoin.

Avez-vous des habitudes d’écriture : lieux, moments de la journée… ?

J’écris à tout heure de la journée avec une préférence pour les fins de journée, vers 20h-21h. Principalement chez moi confortablement installé.

Quels sont vos projets en matière d’écriture ?

Continuer ce genre d’expérience et coller de plus en plus avec l’Internet. Développer l’écriture et la lecture sur écran me semble aujourd’hui indispensable même pour ceux qui aujourd’hui n’y voient que très peu d’intérêt. Le web donne une faculté d’expression inégalée jusqu’à présent, il faut en profiter : écrire,  lire, partager et découvrir.

Le Roman d’Arnaud envahit le Web 2.0

Jour J – 4 avant le lancement du Roman d’Arnaud sur Facebook. Près de 200 fans se sont d’ores et déjà inscrits pour participer à cette expérience de lecture numérique 2.0 au cours de laquelle, trois auteurs vont se relayer pendant 40 jours et 40 nuits pour écrire l’histoire qui met en scène un héros torturé qui s’est réfugié dans une forteresse d’encre et de papier. Arnaud s’apprête à vivre une expérience qui va changer le cours de son existence et provoquer le chaos.

Quelques semaines après le lancement sur Facebook, le Roman d’Arnaud sera publié en version numérique sous forme d’épisodes à lire sur iPhone ou sur un lecteur de livre numérique.

Une 3e et dernière vidéo circule actuellement sur le Web pour annoncer l’évènement.

Rest In Peace Nelly Arcan

25 septembre 2009 1 commentaire

« En fait, j’écris sur l’impossibilité de faire le deuil de ma condition d’unique et d’irremplaçable. La folie n’est pas loin, car la non-folie serait d’accepter sa place dans le monde. Entre immense orgueil et immense modestie, l’écriture demeure pour moi une forme très sophistiquée d’autoflagellation. Nelly Arcan »

Je fais une entorse à la ligne éditoriale de ce blog censé apporter un éclairage sur l’édition numérique pour rendre un dernier hommage à Nelly Arcan que j’ai souvent croisée dans les rues de Montréal.  L’auteure de Putain, de Folle et de A ciel ouvert est décédée subitement à l’âge de 35 ans.

Il y avait quelque chose de très pudique dans l’attitude de Nelly Arcan en opposition avec ses écrits. Quand elle marchait dans la rue, elle baissait souvent la tête. Je n’ai jamais osé l’aborder. Je respectais cette distance qu’elle mettait volontairement ou involontairement entre elle et le monde extérieur.

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