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L’éditeur numérique « Robert ne veut pas lire » ne publie plus sous forme d’épisodes

« Robert ne veut pas lire », une jeune maison d’édition québécoise qui publie uniquement en numérique, a décidé d’abandonner la formule « feuilleton ». L’éditeur donne sur son blog les raisons de ce revirement de situation.

A l’instar de la maison d’édition Leezam qui a publié sous forme d’épisodes le roman La Toile ou encore le Roman d’Arnaud ou de Smartnovel qui a fait des romans numériques à feuilleton sa spécialité, Robert NVPL a créé son modèle économique sur la diffusion des manuscrits qu’il publie sous forme d’épisodes à lire sur iPhone et sur les lecteurs de livres électroniques comme le Kindle d’Amazon ou encore le Sony Reader.

Robert NVPL a cependant annoncé sur son blog tout récemment qu’il abandonnait cette formule. L’éditeur explique, en toute humilité, que « des auteurs s’essoufflent, d’autres se découragent, le mode feuilleton est difficile à garder pour nos pionniers« .  Et d’ajouter : « qu’à cela ne tienne, virage à 180 degrés, nous demandons désormais à nos créateurs, des livres terminés, gros, petits, qu’importe! Une seule règle, ils doivent être complets« .

Quand on parle souvent d’édition numérique, on évoque les nouvelles formes d’écriture qu’elle pourrait engendrer. Celle qui consiste à publier sous forme de feuilleton ou d’épisode revient souvent.  Smartnovel semble s’en sortir avec cette formule. Des initiatives comme Le chemin qui venait vers vous cartonnent en ce moment sur iPhone. Pour autant, à la vitesse à laquelle, l’AppStore se remplit d’applications de lecture et de ebooks et dans une culture où le zapping est devenu un sport de haut niveau, la publication de roman sous forme de feuilleton oblige les éditeurs à déployer des trésors d’ingéniosité pour communiquer autour de leurs publications. C’est peut-être là que le bât blesse et qui provoque un certain essoufflement, aussi bien pour les auteurs que pour les lecteurs.

Comme l’écrit si bien avec sagesse Robert NVPL en guise d’introduction de son post :  « réfléchir sur l’avenir de l’objet-livre ressemble plus à une promenade en roller-coaster à Atlantic City qu’à une méditation sereine dirigée par un maître zen« .

MISE à jour: à lire également en complément le post publié sur le blog Aldus sur le thème l’avenir des feuilletons

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Ces chroniqueurs qui « démonisent » systématiquement le livre électronique

14 février 2010 1 commentaire

Ce post fait écho à l’excellent article de Serge-André Guay, le président de la Fondation Littéraire Fleur de Lys au Québec, qui dénonce d’une certaine façon ces chroniqueurs de la presse traditionnelle qui ne peuvent parler de la numérisation du livre sans se sentir obligé de faire de la démagogie. Ces « chroniques » aux titre souvent évocateurs – « qui a peur du numérique » ou encore « le livre papier versus le livre numérique » – sont-elles vraiment constructives et alimentent-elles le débat dans le bon sens.

Serge André-Guay, président de la Fondation littéraire Fleur de Lys

Serge-André Guay, dans son post paru le 4 février, ne reproche pas à ces chroniqueurs papier de s’inquiéter de l’avenir de la lecture au sein de la population mais souligne le fait qu’il n’est peut-être pas nécessaire de « situer cette inquiétude pour la lecture dans le contexte du livre papier opposé au livre électronique ».

Systématiquement, sans doute pour rallier à eux le plus grand nombre de lecteurs, ces chroniqueurs préfèrent tomber dans un débat « sensationnaliste » et se raccrochent à des croyances, n’ont de cesse que de montrer du doigt le boulimique Google dans sa course à la numérisation, parlent de cet attachement extraordinaire au toucher du papier, à l’odeur du livre, au confort de lecture qu’est censé procurer le livre papier. La plupart du temps, ces « chroniqueurs » n’ont jamais tenu entre leurs mains un lecteur de livres électroniques. S’ils l’avaient fait, ils réviseraient sans doute leur opinion.

D’autre part, je reprocherais à ces « chroniqueurs » de ne jamais mentionner dans leur analyse le fait que les générations qui arrivent, et en particulier la génération Y, est une génération de la culture de l’écran – et je ne parle pas du bientôt dépassé écran de télévision avec des contenus qui ne visent que la génération des baby-boomers, le web télé sera la prochaine véritable révolution télévisuelle au grand dam des chaînes généralistes – autrement dit, une génération qui n’a pas du tout le même attachement que nous au papier. Que ces chroniqueurs le veuillent ou non, la numérisation du livre est belle et bien en marche. Quand l’un de ses chroniqueurs affirme – sans doute à court d’argument –  que le seul avantage du livre électronique est de lire dans le noir, je trouve ça vraiment réducteur et presque une insulte pour celles et ceux qui aiment la littérature et lire sur des lecteurs de livres électroniques.

Il me semble que ces « chroniqueurs » à la plume influente mais peu objective devraient plutôt concentrer toute leur énergie à promouvoir le goût de la lecture en règle générale dans un contexte où les gens lisent de moins en moins plutôt que de tenter de diviser et de prétendre, d’une certaine façon, qu’il n’y a qu’une seule façon d’aimer la lecture et le livre, soit uniquement sur un support papier.

Je vous recommande vivement la lecture du post de Serge-André Guay ICI

Rappel: si vous aimez la lecture, découvrez LesTraceursdeTout.com, le premier blog de critiques littéraires de livres numériques au contenu inédit

L’important dans le livre, c’est l’histoire !

47% des sondés pensent que ce qui donne de la valeur à un livre, c’est l’histoire qu’il contient contre seulement 13% qui pensent que c’est le fait qu’il soit imprimé sur du papier.

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Dessin par Aldus

En réaction aux propos d’une libraire qui affirmait que « les amoureux du livre n’irait pas vers la version numérique », je réagissais vivement la semaine dernière dans un de mes posts sur ce type de discours négatifs qui consistent systématiquement à opposer le livre papier au livre électronique.

Je vous posais alors tout simplement la question, dans le cadre d’un sondage « maison », « qu’est-ce qui donne de la valeur à un livre ». Je publie, ci-dessous une nouvelle fois ce sondage. Vos réponses ont quelque chose de rassurant et ne font que confirmer ce que je tente de démontrer depuis quelques temps sur ce blog, à savoir, que le plus important à mon avis, est que les professionnels de l’édition incluant les auteurs doivent garder en tête qu’ils ont tout intérêt à ce que le papier et le numérique cohabitent intelligemment. Je reste également convaincu que les amoureux du livre ne sont pas forcément attachés au support, comme certains ayattolahs du papier voudraient nous le faire croire, mais bien à la lecture. Et nous avons tous intérêt à ce que ce goût de lecture perdure le plus longtemps possible.

Les résultats de ce sondage maison sont éloquents:  47% des sondés ont répondu que ce qui donne de la valeur à un livre, c’est l’histoire; 33 % l’écriture et seulement 13% considèrent que le fait qu’il soit imprimé sur du papier lui donne de la valeur. A noter que, selon 7% de nos sondés, ce n’est pas l’auteur qui donne de la valeur à un livre et encore moins la maison d’édition.

Je persiste et signe en affirmant, à mon tour, n’en déplaise à notre amie libraire dont la vocation est je crois de donner le goût de lire à ses clients avant toute chose et de respecter leur façon de lire mais je peux me tromper, que l’on est d’abord et avant tout un amoureux de la lecture. Et que, par conséquent, les amoureux de la lecture continueront de lire, quelque que soit les supports de lecture qui seront à leur disposition. Concentrons plutôt le débat sur ceux qui n’ont jamais eu ou qui ont perdu ce goût de la lecture bien avant que la révolution du numérique ne fasse son entrée dans le merveilleux petit monde parfois nombriliste de l’édition. Creusons-nous la tête pour trouver de nouvelles façons d’écrire des histoires pour les intéresser, enfin, à la lecture. Et si le numérique doit y contribuer parce qu’il propose des alternatives intéressante, alors pourquoi pas ?

Le synopsis du Roman d’Arnaud

27 octobre 2009 2 commentaires

Le Roman d’Arnaud, c’est l’histoire d’une transformation spectaculaire qui aborde les thèmes de l’enfermement, de l’insatisfaction, des apparences, des peurs face aux changements et aux remises en question qui rythment nos vies.

Miroir_1Réfugié depuis son enfance dans le grenier de sa grand-mère, une vieille femme acariâtre, Arnaud cache sa laideur aux yeux du monde.

A l’abri du regard des autres dans sa forteresse d’encre et de papier, passionné par les livres et la lecture, Arnaud vit sa vie par procuration, en s’identifiant aux héros des romans qu’il lit et relit inlassablement. Il ne sort jamais de son grenier, sauf pour aller rencontrer un vieux libraire intriguant avec lequel il s’est lié d’amitié et qui lui suggère à chaque fois de pertinentes lectures. Mais plus les jours passent et plus Arnaud se rend compte que ses lectures et ses livres ne suffisent plus à apaiser sa solitude qui le ronge de l’intérieur.

L’âme en peine, le jour de son 30e anniversaire, Arnaud se rend chez son libraire qui va lui offrir un livre aux pouvoirs étranges. Arnaud va vivre alors une expérience qui va changer le cours de son existence et semer la terreur, malgré lui.

AVERTISSEMENT:
Nous tenons à informer les futurs participants à cette expérience de lecture numérique 2.0 que nous ne serions, en aucun cas, être tenus pour responsables des conséquences de ce que vous lirez. De même, nous vous suggérons de réfléchir à deux fois avant de penser ou d’écrire du mal sur autrui. Nous vous rappelons, également, que les gousses d’ail, crucifix, flèches d’argent et autres talismans, bien que non fournis, sont fortement conseillés tout au long de cette expérience.
Fin de l’avertissement.

Les trois auteurs
Jean-François Gayrard, le cerveau 2.0 de cette expérience de lecture
Gwen Català, le metteur en mot 2.0 et en image
Christophe Sanchez, bloggeur impénitent et faiseur de phrases 2.0

Le Roman d’Arnaud envahit le Web 2.0

Jour J – 4 avant le lancement du Roman d’Arnaud sur Facebook. Près de 200 fans se sont d’ores et déjà inscrits pour participer à cette expérience de lecture numérique 2.0 au cours de laquelle, trois auteurs vont se relayer pendant 40 jours et 40 nuits pour écrire l’histoire qui met en scène un héros torturé qui s’est réfugié dans une forteresse d’encre et de papier. Arnaud s’apprête à vivre une expérience qui va changer le cours de son existence et provoquer le chaos.

Quelques semaines après le lancement sur Facebook, le Roman d’Arnaud sera publié en version numérique sous forme d’épisodes à lire sur iPhone ou sur un lecteur de livre numérique.

Une 3e et dernière vidéo circule actuellement sur le Web pour annoncer l’évènement.

Faut-il résister à la numérisation du livre?

26 octobre 2009 8 commentaires

Depuis quelques mois, le livre numérique fait couler beaucoup d’encre électronique. Je lis quotidiennement sur le sujet et je partage avec vous mes lectures et mes réflexions. Je traque la moindre information sur mes blogs et sites préférés susceptibles de nous éclairer un peu plus sur les enjeux de l’édition numérique et surtout son application au quotidien.

ebookCe matin je tombe sur un énième article publié sur le site en ligne du quotidien régional Var Matin avec le sempiternel même titre déjà lu et relu ailleurs  « Pour ou contre le livre électronique ». Ce genre de titre me fait bondir parce qu’une fois de plus, c’est à mes yeux un titre réducteur, un titre que n’élève pas le débat. Mais ce n’est pas tant le titre qui m’a fait réagir. C’est la réaction d’une libraire varoise qui affirme : « les amoureux du livre n’iront pas vers la version numérique, il faut résister, être vigilants ».

« Être vigilants », « résister »… y aurait-il un front de libération du livre papier en cours de création quelque part? Une milice du livre papier ? Je réponds à cette Madame, professionnelle dont la vocation est de faire en sorte que la lecture soit toujours au goût du jour que les amoureux du livre resteront des amoureux du livre qu’ils soient en papier ou numérique. Parce que les amoureux du livre ne sont pas amoureux de l’odeur de l’encre et du fameux toucher sensuel du papier – c’est une croyance et le seul argument ringard mis en avant à chaque fois – mais ils sont d’abord et avant tout amoureux de la lecture, amoureux d’une histoire, d’un style, et pourquoi pas d’un auteur. Croyez-vous que parce que demain, le livre sera numérique – inutile de résister, c’est ça qui va arriver – il n’y aura plus d’amoureux du livre ? Le plus inquiétant, c’est que plus personne ne soit amoureux de la lecture.

J’ai un grand respect pour le métier de libraire et je comprends leurs inquiétudes. Mais j’ai encore un plus grand respect pour ces libraires qui n’oublient pas que leur mission est de faire en sorte de perpétuer le goût de la lecture et surtout pour ceux qui cherchent des solutions originales pour faire cohabiter le papier et le numérique.

LIRE L’ARTICLE DE VAR-MATIN

Et vous, qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce qui donne de la valeur à un livre ?

Roman 2.0: le tension monte

Alors que le Roman d’Arnaud commence à prendre forme et que l’expérience de lecture numérique attire de plus en plus d’adeptes sur la page Facebook, une 2e vidéo circule sur le Web. Le tension monte, l’expérience prend forme

L’expérience de lecture numérique 2.0 a débuté il y a à peine quelques jours avec la mise en ligne d’une première vidéo.