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Christophe Sanchez: « l’écriture peut aussi faire partie des réseaux sociaux »

Dans le cadre de notre série d’entrevues sur le thème“J’ai publié en numérique”, le blogueur Christophe Sanchez nous parle de son expérience d’écriture numérique 2.0,  suite à la publication par l’éditeur Leezam du Roman d’Arnaud dont il est l’un des 3 co-auteurs.

Pourquoi le projet d’écrire pour des supports numériques vous a-t-il intéressé ?

Je n’écris que sur les supports numériques depuis 4 ans. Blogs, jeux d’écritures, forum de magazine etc.

Dans quelle mesure pensez-vous que ces supports vont modifier la manière de lire et d’écrire ?

Il s’impose de fait. La génération Y, celle qui est née avec l’Internet, lit peu ou du moins n’est pas enclin à lire sur des livres traditionnels. L’addition des moyens chronophages de distractions, télé, consoles de jeu puis tchats, blogs et réseaux sociaux ne laissent plus suffisamment de temps libre pour appréhender la lecture comme nos parents, nos professeurs nous l’ont induits. Le livre en général et l’ensemble de ses intervenants doivent aller chercher le lecteur là où il se trouve : sur le Net.  Quant à l’écriture, elle doit être percutante avec des phrases courtes et des textes de moins de 50 lignes. « La nouvelle » ou les formats par épisodes sont en celà les formats les  mieux adaptés. Rien n’empêche d’étoffer l’écriture numérique par la suite dans un ouvrage plus littéraire en parution papier.

Pourquoi avoir eu envie de vous lancer dans l’expérience d’un roman 2.0 comme le roman d’Arnaud?

J’écris beaucoup sur les blogs. Un billet tous les deux jours. Je suis donc habitué à l’écriture 2.0. Le challenge qui m’a été proposé m’a séduit, d’une part par son côté défi, montrer que l’écriture peut aussi faire partie des réseaux sociaux, que ceux-ci ne sont pas uniquement voués à raconter des petits instants de vie  dénués d’intérêt mais qu’ils peuvent amener les personnes à découvrir ou redécouvrir la lecture sous un autre aspect, plus dynamique, plus intéractif.  D’autre part par l’expérience nouvelle pour moi consistant à écrire un vrai roman de bout en bout dans des conditions quasiment de temps réel. Depuis l’avènement de twitter  le web 2.0 se tourne vers le temps réel. Avoir de l’info, de la distraction en instantané fait désormais partie intégrante de l’internet. Dans un monde qui va vite, on peut aussi écrire des textes de qualité en temps réel.

Quelles sont les particularités inhérentes à ce projet en termes d’écriture, de complémentarité  entre les auteurs, etc. ?

La principale difficulté résidait dans la collaboration étroite avec mes deux camarades. Un en Thaïlande, un au Québec et moi en France. Le décalage horaire couvrant 12 heures. + 6 pour l’un, – 6 pour l’autre. Nous avons immédiatement sous l’impulsion de Jean François pu se caler de façon harmonieuse. Les trois premiers statuts arrivaient dans mon mail dans l’après midi, je rédigeais les trois suivant dans la soirée et Jean François terminait les trois siens la nuit. Les 9 statuts étaient prêts pour publication le lendemain à 18h30.

Quelle place tient l’écriture dans votre vie ?

Une place considérable depuis que j’ai découvert les blogs en 2006. J’ai tenu plusieurs blogs tournant principalement autour de mon quotidien et de ma vie. Une écriture simple avec des textes ne dépassant jamais les 30 lignes mais une écriture régulière pour d’une part satisfaire mes lecteurs qui ont été rapidement de plus en plus nombreux et aussi parce que très vite, d’une envie, mon écriture est devenu un besoin.

Avez-vous des habitudes d’écriture : lieux, moments de la journée… ?

J’écris à tout heure de la journée avec une préférence pour les fins de journée, vers 20h-21h. Principalement chez moi confortablement installé.

Quels sont vos projets en matière d’écriture ?

Continuer ce genre d’expérience et coller de plus en plus avec l’Internet. Développer l’écriture et la lecture sur écran me semble aujourd’hui indispensable même pour ceux qui aujourd’hui n’y voient que très peu d’intérêt. Le web donne une faculté d’expression inégalée jusqu’à présent, il faut en profiter : écrire,  lire, partager et découvrir.

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  1. 29 décembre 2009 à 3:27

    J’avais une idée d’interview tout à fait dans le genre… c’est vous dire si celle-ci m’a intéressée ! S’il y a des choses dont vous n’avez pas encore pu parler, contactez-moi…

  2. 29 décembre 2009 à 8:26

    Merci Numerikbook pour l’itw !

    En complément, je vous conseille la lecture de l’article scientifique d’Alexandre Gefen, vous en conviendrez difficile d’accès mais fort intéressant. Alexandre est chercheur à l’Université de Bordeaux et son article s’intitule « Ce que les réseaux font à la littérature.
    Réseaux sociaux, microblogging et création ».

    A télécharger gratuitement sur : http://www.fabula.org/Microblogging.pdf

  3. 2 janvier 2010 à 7:25

    au secours, il neige dans le site numerikbook

    pouvez pas fermer la porte ???

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